Un plan canicule départemental et un SDIS partagent un mot, "canicule", mais pas toujours le même périmètre. Le premier vise la population générale ; le second doit aussi couvrir une population professionnelle exposée à un effort physique intense en environnement chaud : ses propres sapeurs-pompiers.

Le SDIS, employeur soumis aux obligations sur la chaleur au travail

Le Décret 2025-482 formalise les obligations de l'employeur français en matière de prévention du risque lié à la chaleur. Un SDIS, en tant qu'employeur de sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, entre dans le champ de ces obligations au même titre que toute autre structure employant du personnel exposé à des températures élevées.

Ce que couvre généralement une approche canicule classique

Une approche canicule centrée sur la population générale ou sur le personnel de bureau porte typiquement sur l'hydratation, l'adaptation des horaires, l'aménagement des postes de travail et l'information sur les signes de coup de chaleur classique (non lié à l'effort). Ces mesures restent nécessaires mais insuffisantes face au risque spécifique du sapeur-pompier : un effort physique intense (port de l'EPI, ARI, lutte contre l'incendie) qui génère une production de chaleur interne indépendante de la température ambiante.

Le coup de chaleur d'effort, un risque distinct à traiter explicitement

Le coup de chaleur d'effort peut survenir y compris par température ambiante modérée, dès lors que l'effort physique et l'équipement de protection individuelle limitent la dissipation thermique. Le consensus ACSM 2023 et le consensus IOC (Hosokawa Y, Racinais S et al., BJSM 2021), initialement développés pour le sport de haut niveau, s'appliquent directement à ce contexte opérationnel. Un plan canicule qui ne distingue pas ce risque spécifique du coup de chaleur classique laisse un angle mort dans sa couverture des obligations employeur.

Ce que cela implique concrètement pour un SDIS

Traiter explicitement ce risque suppose, au minimum, trois éléments dans le dispositif : une procédure de reconnaissance rapide du coup de chaleur d'effort distincte du coup de chaleur classique, un protocole de refroidissement immédiat conforme à Cool First, Transport Second, et un matériel de refroidissement actif réellement disponible sur les interventions à risque (feux de forêt, interventions prolongées en forte chaleur, entraînements physiques). Sans ce troisième élément, la procédure reste théorique : le Korey Stringer Institute rappelle que le pronostic dépend du délai entre l'apparition des symptômes et le début effectif du refroidissement, pas seulement de l'existence d'un protocole écrit.

Positionner l'équipement de refroidissement dans le dispositif SDIS

C'est à ce niveau que l'équipement de refroidissement s'intègre au dispositif réglementaire, non comme un achat isolé, mais comme la pièce qui rend le protocole applicable en conditions réelles. Un dispositif déployable en moins de 2 minutes par un seul agent, transportable en caserne comme en intervention extérieure, permet de couvrir le risque sans dépendre d'une infrastructure fixe. Le Kollder One™ et le sac Kollder Go™ ont été conçus dans cette logique ; les modalités sont détaillées sur kollder.com/#contact.

Pour aller plus loin


Sources : ACSM Expert Consensus Statement 2023, IOC (Hosokawa Y, Racinais S et al., BJSM 2021), Korey Stringer Institute (Douglas Casa, UConn), Décret 2025-482.

Kollder est la baignoire de refroidissement d'urgence deployable en moins de 2 minutes, partout.

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