Chaque été, le Tour de France fait rouler le peloton sur des étapes de plusieurs heures, souvent en pleine canicule. Entre la chaleur ambiante, la chaleur radiante du bitume et la production de chaleur métabolique liée à l'effort, les coureurs cumulent trois sources de charge thermique simultanées. Le coup de chaud d'effort n'est pas un risque théorique pour le peloton : c'est un scénario que tout dispositif médical de course cycliste doit être en mesure de traiter en quelques minutes.
Une charge thermique triple, propre au cyclisme sur route
Un coureur du Tour de France évolue dans des conditions particulièrement défavorables sur le plan thermique. La température de l'air peut dépasser 35°C lors des étapes de plaine ou de moyenne montagne en juillet, mais c'est la température du revêtement qui aggrave le tableau : le bitume exposé au soleil peut atteindre 50 à 60°C, générant un rayonnement thermique direct sur les jambes et le bas du corps des coureurs.
À cela s'ajoute la production de chaleur métabolique propre à un effort d'endurance de plusieurs heures à haute intensité. Un cycliste professionnel peut développer une puissance soutenue générant une élévation de température corporelle centrale rapide, en particulier dans les cols où la vitesse de déplacement chute et où la convection liée à l'air en mouvement diminue fortement, réduisant d'autant l'évacuation de chaleur par la sueur et le vent relatif.
Pourquoi l'ascension est le moment le plus critique
Sur le plat, la vitesse du peloton crée un flux d'air convectif qui aide à dissiper la chaleur corporelle. Ce mécanisme de refroidissement s'effondre dans les cols : la vitesse chute, l'effort augmente, et l'ascension se fait souvent sur un revêtement qui a emmagasiné de la chaleur toute la matinée. C'est dans cette configuration que le risque de coup de chaud d'effort est le plus élevé, en particulier pour les coureurs déjà en déficit hydrique après plusieurs heures de course.
Les signes qui doivent alerter l'équipe médicale de course sont ceux du coup de chaud d'effort classique : confusion, désorientation, perte de coordination, arrêt de la sudation, température centrale élevée. Sur un vélo lancé en descente ou en peloton compact, une altération même modérée de l'état de conscience constitue également un risque de chute immédiat pour le coureur concerné et pour le groupe.
Le protocole Cool First, Transport Second s'applique aussi en cyclisme
Le protocole Cool First, Transport Second, validé par l'ACSM 2023 et l'IOC/BJSM 2021, s'applique de la même façon en cyclisme sur route que dans n'importe quelle autre discipline d'endurance. Le refroidissement par immersion en eau froide doit être initié sur place, avant tout transport vers une structure hospitalière. Les données de Casa et al. (2007) établissent un taux de refroidissement de 0,35°C par minute par immersion, soit environ dix fois plus rapide que les linges humides ou les packs de glace habituellement disponibles sur les zones de ravitaillement.
Le Korey Stringer Institute rapporte un taux de survie de 100% sur plus de 401 cas de coup de chaud d'effort lorsque la température centrale redescend sous 40°C dans les 30 minutes suivant le collapsus. Ce délai est particulièrement contraignant sur une étape de montagne, où les véhicules médicaux peuvent être retardés par la configuration de la route, la foule ou la caravane publicitaire.
Kollder One™, une solution adaptée aux contraintes du dispositif médical de course
C'est précisément cette contrainte de délai qui pose la question de l'équipement disponible en bord de route ou en véhicule suiveur. Kollder One™ se déploie en moins de 2 minutes par une seule personne, sur tout type de terrain, y compris en accotement de route de montagne. Le châssis en acier inoxydable permet un accès patient à 360°, indispensable pour un coureur encore équipé de son casque, de ses chaussures automatiques et de ses lunettes lors de la prise en charge. Le sac de transport Kollder Go™, format sac à dos et trolley (85×10×10cm), s'intègre dans un véhicule suiveur ou une moto médicale sans occuper l'espace habituellement réservé au matériel de réparation mécanique.
Pour un directeur médical de course cycliste, la question n'est pas de savoir si un coup de chaud d'effort peut survenir sur une étape de canicule, mais si le poste médical mobile dispose d'un moyen de refroidissement immédiat, déployable sans infrastructure lourde. C'est le rôle que joue Kollder dans un dispositif prévisionnel de secours (DPS) de course cycliste : kollder.com/#contact.
Pour aller plus loin
- Baignoire de refroidissement d'urgence : le guide complet
- Cool First, Transport Second : le protocole complet
- Dimensionner un poste de secours en cas de vigilance canicule
- Demander un devis Kollder
Sources : ACSM Expert Consensus Statement 2023 ; IOC, Hosokawa Y, Racinais S et al., British Journal of Sports Medicine 2021 ; Casa DJ et al., Exercise and Sport Sciences Reviews 2007 ; Korey Stringer Institute (Douglas Casa, UConn).
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