Sur une intervention pour coup de chaleur d'effort, le renfort médical (SSSM, SMUR, SAMU) n'est presque jamais sur place au moment où la victime bascule en hyperthermie sévère. La première décision engageante revient donc à l'officier ou au chef d'agrès présent, avant tout avis médical spécialisé.
Ce que dit le protocole sur la temporalité
Le consensus ACSM 2023 et le protocole Cool First, Transport Second sont explicites sur un point : le refroidissement par immersion en eau froide doit débuter immédiatement, sans attendre un avis médical ou l'arrivée d'une équipe spécialisée. Les données du Korey Stringer Institute associent la survie sans séquelle au respect d'une fenêtre de 30 minutes pour redescendre sous 40°C de température centrale. Attendre le SMUR ou le SAMU avant d'engager l'immersion revient, dans la majorité des cas, à consommer une part significative de cette fenêtre.
Ce qui relève de la décision de terrain, sans attendre le médical
Concrètement, l'officier ou le chef d'agrès présent sur les lieux peut et doit engager, avant tout avis médical :
- La reconnaissance des signes : altération de la conscience, peau chaude, hyperthermie suspectée dans un contexte d'effort ou de forte chaleur.
- Le déclenchement immédiat de l'immersion en eau froide, dès lors que le matériel est disponible sur place ou à proximité immédiate.
- L'alerte parallèle du SAMU/SMUR, sans que cette alerte ne retarde le début du refroidissement.
Ce sont des gestes de mise en œuvre d'un protocole déjà validé, pas des décisions médicales au sens strict. La distinction est importante : elle place le refroidissement du côté de l'action immédiate, et l'évaluation clinique fine du côté du relais médical à son arrivée.
Pourquoi cette clarification réduit l'hésitation opérationnelle
Une partie de l'hésitation observée sur le terrain vient d'une confusion entre geste de premiers secours et acte médical. Tant que l'immersion en eau froide est traitée comme relevant du second, elle attend un avis qui n'arrivera pas dans le délai utile. Le consensus IOC (Hosokawa Y, Racinais S et al., BJSM 2021) positionne d'ailleurs explicitement l'immersion comme un geste de premiers secours prioritaire, applicable par tout intervenant formé, et non comme un acte réservé au personnel médical.
Ce que cela implique pour l'équipement disponible sur place
Cette clarification n'a de valeur pratique que si le matériel de refroidissement est réellement accessible au moment où l'officier prend sa décision, sans dépendre de l'arrivée d'un renfort. Un dispositif déployable seul, en moins de 2 minutes, permet à l'équipe déjà présente d'engager l'immersion sans attendre de personnel supplémentaire. C'est la contrainte de conception centrale du Kollder One™ et de son sac de transport Kollder Go™, pensés pour être déployés par l'intervenant déjà sur zone. Plus de détails sur kollder.com/#contact.
Pour aller plus loin
- Cool First, Transport Second : le protocole complet
- Coup de chaleur d'effort : prise en charge préhospitalière par les équipes SMUR et SAMU
- Le rôle du SSSM dans le choix et la validation du matériel de refroidissement
- Solutions Kollder pour les SDIS et sapeurs-pompiers
Sources : ACSM Expert Consensus Statement 2023, IOC (Hosokawa Y, Racinais S et al., BJSM 2021), Korey Stringer Institute (Douglas Casa, UConn).
Kollder est la baignoire de refroidissement d'urgence deployable en moins de 2 minutes, partout.
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