Le coup de chaleur d'effort (CCE) est la pathologie préhospitalière la plus chronosensible qui soit. Sa mortalité dépend quasi exclusivement d'un seul paramètre : le délai entre l'effondrement et le retour de la température centrale sous 40°C. Les équipes SMUR et SAMU sont en première ligne pour optimiser ce délai — à condition d'avoir l'équipement et le protocole adaptés.

La spécificité préhospitalière du CCE

Le CCE diffère des autres urgences préhospitalières sur un point fondamental : le traitement définitif peut et doit être initié avant l'arrivée du SMUR, sur le lieu de l'incident, par les premiers intervenants ou les témoins compétents. Le rôle de l'équipe SMUR n'est pas d'initier le traitement mais de le superviser, de gérer les complications et d'assurer la continuité jusqu'aux urgences.

Cette logique inversée par rapport aux autres urgences — où le traitement définitif est hospitalier — a des implications directes sur la doctrine d'intervention des équipes SMUR.

Ce que dit le consensus international

L'ACSM Expert Consensus Statement 2023 et le consensus IOC (Hosokawa, Racinais et al., BJSM 2021) sont alignés sur plusieurs points non négociables pour la prise en charge préhospitalière :

Le refroidissement prime sur le transport. La victime ne doit pas être transportée avant d'avoir été refroidie, sauf si l'immersion est impossible sur place et qu'une solution de refroidissement est disponible dans le véhicule pendant le trajet.

L'immersion en eau froide est le gold standard. Vitesse de refroidissement : 0,35°C/min. Aucune autre méthode non invasive n'approche ce chiffre en conditions préhospitalières.

La fenêtre thérapeutique est de 30 minutes. Au-delà de 30 minutes à température centrale > 40°C, le risque de défaillance multiviscérale et de séquelles neurologiques permanentes augmente exponentiellement (Walter & Carraretto, Critical Care 2016).

La température rectale est le seul indicateur fiable. La mesure tympanique sous-estime la température centrale lors d'un CCE — elle ne doit pas être utilisée pour déclencher ou arrêter le refroidissement.

Protocole SMUR — séquence d'intervention

À l'arrivée sur les lieux

Évaluation immédiate : température rectale, état neurologique (GCS), hémodynamique.

Si le refroidissement par immersion a déjà été initié par les premiers intervenants → ne pas l'interrompre. Prendre le relais de la surveillance. Poser les abords veineux pendant l'immersion.

Si aucun refroidissement n'a été initié → déploiement immédiat de la baignoire.

Pendant le refroidissement

Arrêt du refroidissement

À 38,6°C de température rectale. Ne pas attendre 37°C (risque d'hypothermie par inertie thermique).

Transport

Message de préguidage aux urgences : température à l'arrivée, délai depuis l'effondrement, traitements initiés, bilan biologique souhaité à l'arrivée (CPK, créatinine, bilan hépatique, coagulation, ionogramme).

L'équipement SMUR indispensable

La doctrine Cool First Transport Second impose que les véhicules SMUR soient équipés pour initier le refroidissement par immersion sur site — pas uniquement au service d'urgences.

Cela suppose :

Une baignoire de refroidissement déployable, intégrée dans le véhicule en configuration de départ. L'équipement doit être déployable en moins de 2 minutes par une seule personne, indépendamment du terrain.

Une réserve d'eau froide ou de glace, disponible en permanence lors de la saison estivale. Certains SMUR s'approvisionnent auprès des pompiers sur les interventions partagées.

Un thermomètre rectal, systématiquement disponible dans le kit d'urgence thermique.

Le problème de la doctrine actuelle dans de nombreux SMUR

Dans la pratique, de nombreuses équipes SMUR françaises transportent encore les victimes de CCE vers les urgences sans refroidissement préhospitalier par immersion, soit par absence d'équipement, soit par réflexe de transport rapide non adapté à cette pathologie.

Le résultat est documenté : les victimes arrivent aux urgences avec une température centrale encore élevée, après un délai qui dépasse souvent la fenêtre des 30 minutes. La prise en charge hospitalière est alors plus lourde et le pronostic plus sombre.

Kollder est conçue pour répondre à ce déficit d'équipement préhospitalier. Sa baignoire se déploie en moins de 30 secondes par une seule personne et s'intègre dans tout véhicule SMUR. L'accès patient complet pendant l'immersion permet de maintenir l'ensemble des gestes de réanimation. Pour les équipes SMUR qui souhaitent l'évaluer : kollder.com/#contact.

Pour aller plus loin


Sources : ACSM Expert Consensus Statement on Exertional Heat Illness 2023. IOC Adverse Weather Impact Expert Working Group — Hosokawa Y, Racinais S et al., BJSM 2021. Walter EJ & Carraretto M, Critical Care 2016. Casa DJ et al., Exercise and Sport Sciences Reviews 2007. SFAR. Korey Stringer Institute — Douglas Casa, UConn.

Kollder est la baignoire de refroidissement d'urgence deployable en moins de 2 minutes, partout.

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