Sur un site Seveso ou une raffinerie, les équipements de protection individuelle imposés par le risque chimique (combinaisons étanches, appareils respiratoires isolants, gants renforcés) créent une contrainte thermique supplémentaire qui s'ajoute à la chaleur ambiante. Ce cumul transforme une simple vague de chaleur en risque opérationnel pour les équipes intervenant en zone à risque.

Un double risque : chimique et thermique

Les sites classés Seveso disposent déjà d'une organisation de sécurité structurée (SSIAP, équipes d'intervention interne, parfois pompiers industriels dédiés), mais cette organisation est historiquement centrée sur le risque chimique, incendie ou d'explosion. Le risque thermique lié au port prolongé d'équipements de protection individuelle en période de forte chaleur reste souvent traité comme un facteur aggravant secondaire, alors qu'il peut déclencher un coup de chaleur d'effort en quelques dizaines de minutes chez un intervenant en tenue étanche.

Pourquoi les EPI aggravent spécifiquement le risque

Une combinaison étanche ou un appareil respiratoire isolant empêche l'évaporation de la sueur, principal mécanisme de dissipation thermique du corps humain. Un opérateur en tenue de protection complète peut voir sa température corporelle centrale augmenter de plus de 1°C toutes les 15 à 20 minutes lors d'un effort soutenu par forte chaleur, un rythme largement supérieur à celui observé chez un travailleur en tenue légère.

Reconnaître le coup de chaleur d'effort sous équipement de protection

Le diagnostic est rendu plus difficile par l'équipement lui-même : la confusion ou la désorientation d'un intervenant en tenue étanche peut être masquée par le casque ou l'appareil respiratoire jusqu'à un stade avancé. Selon l'ACSM (2023), toute suspicion de coup de chaleur d'effort après un temps de port prolongé en tenue de protection impose un déshabillage rapide suivi d'une immersion en eau froide immédiate.

Le protocole Cool First, Transport Second sur site classé

Le protocole Cool First, Transport Second, validé par l'ACSM, l'IOC/BJSM et la SFAR, s'applique intégralement une fois l'intervenant sorti de la zone à risque chimique : refroidissement par immersion en eau froide sur place, avant tout transport vers les urgences. Les données du Korey Stringer Institute (Douglas Casa, UConn) établissent un taux de survie de 100 % sur plus de 401 cas lorsque la température corporelle redescend sous 40°C en moins de 30 minutes, une fenêtre particulièrement étroite compte tenu du temps de décontamination et de déséquipement propre aux sites Seveso.

Un point de refroidissement dédié en zone de décontamination

Pour les équipes de sécurité interne des sites Seveso et pétrochimiques, disposer d'un dispositif de refroidissement d'urgence positionné en zone de décontamination ou de repli permet d'agir dès la sortie de zone à risque, sans attendre les secours extérieurs. Kollder One™, déployable par une seule personne en moins de 2 minutes, s'intègre à ce type de dispositif opérationnel avec un accès patient à 360° pour l'équipe médicale interne. Demander un devis Kollder.

Pour aller plus loin


Sources : American College of Sports Medicine (ACSM), Expert Consensus Statement 2023 ; Hosokawa Y, Racinais S et al., British Journal of Sports Medicine, 2021 ; Korey Stringer Institute ; SFAR.

Kollder est la baignoire de refroidissement d'urgence deployable en moins de 2 minutes, partout.

Obtenir un devis