Sur une ligne de cuisson, un atelier de stérilisation ou une zone de conditionnement, la température ambiante dépasse fréquemment les 35°C, parfois davantage à proximité des fours et autoclaves. Contrairement à un chantier extérieur, cette chaleur est continue, non saisonnière, et souvent aggravée par des contraintes d'hygiène qui empêchent toute ventilation naturelle.

Une exposition à la chaleur peu reconnue dans l'agroalimentaire

Le risque thermique en agroalimentaire reste largement sous-évalué par rapport au BTP ou à l'agriculture, alors que certains postes (cuisson, étuvage, stérilisation, lavage industriel) exposent les opérateurs à une chaleur radiante comparable à celle d'un four industriel. Le décret 2025-482 impose désormais à l'employeur une évaluation spécifique du risque thermique dans le document unique, quel que soit le secteur, y compris pour les expositions internes liées au process.

Fours, autoclaves et lignes de cuisson : des postes à très forte contrainte thermique

Les postes les plus exposés sont généralement les zones de cuisson (boulangerie industrielle, viande, plats préparés), les autoclaves de stérilisation et les zones de lavage haute température. À ces contraintes s'ajoute souvent le port d'équipements de protection individuelle (tabliers, gants renforcés, charlottes) qui limitent l'évacuation de la chaleur corporelle et augmentent le risque d'hyperthermie d'effort, en particulier lors des pics de cadence.

Les contraintes HACCP qui aggravent le risque

La réglementation HACCP impose des flux d'air maîtrisés pour éviter la contamination croisée, ce qui limite les possibilités de ventilation naturelle dans les zones chaudes. Les solutions classiques de rafraîchissement (ouverture de portes, ventilateurs mobiles) sont souvent incompatibles avec les exigences hygiéniques du site, ce qui renforce l'intérêt d'un dispositif de refroidissement d'urgence dédié plutôt qu'une simple adaptation de l'aération.

Reconnaître le coup de chaleur d'effort sur une ligne de production

Les premiers signes (confusion, désorientation, arrêt de la transpiration, peau chaude et sèche) sont parfois attribués à tort à la fatigue ou au bruit ambiant. Selon l'American College of Sports Medicine (ACSM, 2023), toute suspicion de coup de chaleur d'effort impose un refroidissement immédiat par immersion en eau froide, sans attendre le transport vers un service d'urgence.

Le protocole Cool First, Transport Second appliqué à l'agroalimentaire

Le protocole Cool First, Transport Second, validé par l'ACSM, l'IOC/BJSM et la SFAR, s'applique intégralement en environnement industriel : refroidir le salarié sur place par immersion en eau froide avant tout transport, avec un objectif de température corporelle inférieure à 40°C en moins de 30 minutes. Les travaux de Casa et al. (2007) montrent un taux de refroidissement de 0,35°C par minute par immersion, contre 0,03°C par minute avec des méthodes passives (linges humides, packs de glace), soit un facteur 10.

Équiper son infirmerie ou son service HSE

Pour un site agroalimentaire, disposer d'un dispositif de refroidissement d'urgence directement à l'infirmerie ou près des zones à risque permet d'agir dans la fenêtre critique des 30 minutes, plutôt que d'attendre les secours extérieurs. Kollder One™, déployable seul en moins de 2 minutes sur tout type de sol, permet une immersion complète avec accès patient à 360°, y compris dans des espaces de production contraints. Demander un devis Kollder.

Pour aller plus loin


Sources : American College of Sports Medicine (ACSM), Expert Consensus Statement 2023 ; Casa DJ et al., Exercise and Sport Sciences Reviews, 2007 ; Décret 2025-482 ; SFAR.

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