Sur un chantier de tunnel, de galerie technique ou de génie civil souterrain, la chaleur ne se dissipe pas comme sur un chantier extérieur classique. L'absence de vent, l'humidité ambiante et la présence d'engins thermiques dans un espace confiné peuvent porter la température ressentie bien au-delà de la température extérieure, même par temps couvert.

Un risque distinct du chantier extérieur classique

Les articles déjà publiés sur le risque thermique en BTP couvrent principalement les chantiers extérieurs, exposés au soleil direct. Les grands travaux de génie civil, tunnels routiers ou ferroviaires, galeries techniques, travaux de fondations profondes, présentent un profil différent : la chaleur y est confinée plutôt que directement rayonnée, ce qui complique à la fois sa perception par les équipes et sa gestion par ventilation mécanique, souvent insuffisante lors des pics d'activité.

Pourquoi l'espace confiné aggrave la contrainte thermique

Dans un tunnel en cours de creusement, l'humidité relative reste généralement élevée et l'évacuation de la chaleur produite par les engins et le travail humain dépend entièrement de la ventilation mécanique installée. Une panne, une saturation ou une simple sous-dimensionnement de cette ventilation lors d'une vague de chaleur en surface peut transformer un espace de travail habituellement maîtrisé en zone à très haut risque thermique en quelques heures.

Reconnaître le coup de chaleur d'effort en espace confiné

L'éloignement de la surface et le temps d'évacuation, parfois plusieurs dizaines de minutes selon la profondeur du chantier, rendent la reconnaissance précoce des signes d'hyperthermie d'effort (confusion, troubles de la coordination, arrêt de la transpiration) d'autant plus critique. Selon Casa et al. (2007), chaque minute perdue avant le début du refroidissement réduit les chances de récupération sans séquelle neurologique.

Le protocole Cool First, Transport Second en milieu souterrain

Le protocole Cool First, Transport Second, recommandé par l'ACSM (2023) et l'IOC/BJSM (2021), prend ici tout son sens : plutôt que d'attendre l'évacuation complète vers la surface puis le transport vers un service d'urgence, le refroidissement par immersion en eau froide doit démarrer dès la remontée à l'air libre ou dans un poste de secours positionné en tête de chantier. Le Korey Stringer Institute établit un taux de survie de 100 % sur plus de 401 cas lorsque la température corporelle redescend sous 40°C en moins de 30 minutes, une fenêtre qui laisse peu de marge compte tenu des temps d'évacuation souterrains.

Un poste de secours équipé en tête de chantier

Pour les grands travaux de génie civil, la solution la plus efficace consiste à positionner un dispositif de refroidissement d'urgence directement en tête de puits ou en zone de sortie du tunnel, plutôt que de dépendre uniquement des secours extérieurs. Kollder One™, déployable par une seule personne en moins de 2 minutes sur tout type de sol, et transportable via Kollder Go™, s'adapte aux contraintes logistiques des chantiers souterrains et de grands travaux. Demander un devis Kollder.

Pour aller plus loin


Sources : American College of Sports Medicine (ACSM), Expert Consensus Statement 2023 ; Hosokawa Y, Racinais S et al., British Journal of Sports Medicine, 2021 ; Casa DJ et al., Exercise and Sport Sciences Reviews, 2007 ; Korey Stringer Institute.

Kollder est la baignoire de refroidissement d'urgence deployable en moins de 2 minutes, partout.

Obtenir un devis