Dans une blanchisserie industrielle, la température ambiante dépasse fréquemment 35°C près des calandres et des séchoirs, avec un taux d'humidité élevé lié à la vapeur d'eau produite par le process. Cette combinaison chaleur sèche et humidité limite fortement la capacité du corps à évacuer sa propre chaleur par évaporation, un facteur aggravant souvent absent des évaluations de risque classiques.

Un secteur peu couvert par la prévention du risque thermique

Les blanchisseries industrielles (hôtellerie, hospitalier, textile professionnel) emploient un nombre significatif de salariés exposés à une chaleur continue, toute l'année, indépendamment de la saison. Contrairement au BTP ou à l'agriculture, ce risque n'est presque jamais évoqué dans les campagnes de prévention canicule, alors que la contrainte thermique au poste de travail y est comparable, voire supérieure, à celle d'un chantier extérieur en été.

Pourquoi l'humidité change la donne

L'indice WBGT (Wet Bulb Globe Temperature), utilisé en médecine du travail pour évaluer la contrainte thermique réelle, intègre spécifiquement le taux d'humidité, car une chaleur humide est physiologiquement plus dangereuse qu'une chaleur sèche à température égale : la sueur s'évapore moins bien, donc le corps se refroidit moins efficacement. Les postes de calandrage, de repassage et de sortie de séchoir, où chaleur et vapeur se cumulent, présentent ainsi un WBGT souvent supérieur aux seuils d'alerte, y compris hors période de canicule extérieure.

Reconnaître le coup de chaleur d'effort en blanchisserie

Les signes précoces (fatigue inhabituelle, maux de tête, désorientation) sont facilement attribués au bruit et à la cadence des machines. Selon l'ACSM (2023), toute suspicion de coup de chaleur d'effort dans un environnement à forte humidité doit être prise en charge sans délai, le risque de progression rapide vers un état critique étant plus élevé qu'en environnement sec.

Le protocole Cool First, Transport Second appliqué à la blanchisserie

Le protocole Cool First, Transport Second, validé par l'ACSM, l'IOC/BJSM et la SFAR, impose un refroidissement immédiat par immersion en eau froide sur place. Les travaux de Casa et al. (2007) établissent un taux de refroidissement de 0,35°C par minute par immersion, contre 0,03°C par minute avec des méthodes passives, un écart déterminant compte tenu de la vitesse de progression du coup de chaleur en environnement humide.

Un point de refroidissement près des zones à forte hygrométrie

Pour un site de blanchisserie industrielle, positionner un dispositif de refroidissement d'urgence à proximité immédiate des zones de calandrage et de séchage permet de réagir dans la fenêtre critique des 30 minutes établie par le Korey Stringer Institute. Kollder One™, déployable par une seule personne en moins de 2 minutes, offre un accès patient à 360° adapté aux espaces de production contraints. Demander un devis Kollder.

Pour aller plus loin


Sources : American College of Sports Medicine (ACSM), Expert Consensus Statement 2023 ; Casa DJ et al., Exercise and Sport Sciences Reviews, 2007 ; Korey Stringer Institute ; SFAR.

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