La mobilisation de septembre 2026 a arraché une promesse : 200 millions d'euros supplémentaires par an pour les SDIS, soit un milliard sur cinq ans, financés par la taxe sur les conventions d'assurance dans le projet de loi de finances 2027. Reste à transformer ces crédits en protection réelle pour les agents. Ce guide s'adresse aux directions, groupements logistique et SSSM qui vont devoir arbitrer, avec un focus sur un risque qui a marqué l'été : la chaleur.

Le contexte : des moyens nouveaux, mais comptés

Les dépenses des SDIS atteignaient environ 6 milliards d'euros en 2024. Les 200 millions annoncés représentent donc une hausse réelle, mais limitée : réparties uniformément sur une centaine de services, ils pèseraient en moyenne de l'ordre de 2 millions d'euros par an et par SDIS. La répartition effective n'est pas encore connue, et les syndicats demandent qu'elle soit précisée avant l'examen budgétaire.

Les besoins exprimés pendant le mouvement sont, eux, considérables : effectifs, engins, moyens aériens, salaires, santé des personnels. Chaque direction devra donc hiérarchiser. Pour en savoir plus sur le mouvement lui-même, voir notre décryptage Colère des sapeurs-pompiers : ce que réclament les SDIS.

Trois critères pour arbitrer

1. Le lien direct avec la santé et la sécurité des agents

La protection de la santé des personnels figure parmi les revendications communes à toutes les organisations syndicales. Un investissement qui y répond directement est plus facile à défendre devant le conseil d'administration du SDIS, et il répond aussi à l'obligation de l'employeur public de prévenir les risques professionnels, dont l'exposition à la chaleur.

2. L'impact par euro investi

Un engin feux de forêt représente un investissement lourd. À côté, certains équipements à coût modéré changent radicalement l'issue d'une situation critique. C'est le cas du matériel de refroidissement par immersion : le coup de chaleur d'exercice est une urgence vitale, mais la survie est très élevée lorsque la victime est refroidie immédiatement sur place.

3. La rapidité de mise en service avant l'été 2027

Les crédits 2027 n'auront d'effet sur la prochaine saison feux que si les achats sont lancés tôt. Un équipement livrable rapidement, sans délai de carrossage ni de formation lourde, peut être opérationnel avant juin si le marché est lancé au premier trimestre.

La chaleur, un risque sous-financé dans les plans d'équipement

L'été 2026 a montré des colonnes engagées plusieurs jours de suite en Gironde, dans les Landes et dans l'Aude, sous de fortes chaleurs et en tenue de protection. Dans ces conditions, l'hyperthermie d'effort n'est pas un risque théorique : elle touche les agents eux-mêmes, en plus des victimes qu'ils prennent en charge.

Or la plupart des dotations reposent encore sur des moyens de refroidissement passifs (packs de glace, ventilation, brumisation). Leur efficacité est d'environ 0,03 à 0,08 °C par minute (Filep et al., Medicina 2020), contre jusqu'à 0,35 °C par minute pour l'immersion corps entier en eau froide (Casa et al. 2007). La littérature considère qu'un refroidissement supérieur à 0,15 °C par minute est adéquat : seule l'immersion atteint ce seuil de façon fiable.

Le protocole de référence est sans ambiguïté : « Cool First, Transport Second » (ACSM 2023, CIO / BJSM 2021, Korey Stringer Institute). On refroidit d'abord, on transporte ensuite.

Où placer un équipement de refroidissement par immersion

Les critères techniques à exiger

Pour un usage SDIS, l'équipement doit tenir sur le terrain réel, pas seulement sur une fiche produit :

Kollder One™ a été conçu sur ces critères : cadre en acier à 6 points d'appui avec entretoises croisées qui reste de niveau même chargé sur sol irrégulier, cuve de 205 × 80 × 60 cm permettant deux personnes en immersion simultanée, pliage complet dans le sac de transport Kollder Go™ (85 × 10 × 10 cm). La mise en œuvre prend moins de 5 minutes.

Comment présenter la ligne budgétaire au conseil d'administration

  1. Partir du retour d'expérience de l'été 2026 : nombre d'agents pris en charge pour malaise ou hyperthermie, durée des engagements, températures relevées.
  2. Rattacher l'achat à la revendication santé portée par le mouvement et aux obligations de prévention de l'employeur.
  3. S'appuyer sur l'avis du SSSM, qui valide le protocole de refroidissement et le choix du matériel.
  4. Chiffrer un déploiement progressif : un équipement par groupement territorial ou par colonne feux de forêt la première année, puis extension.
  5. Prévoir la procédure d'achat adaptée au montant (achat direct, MAPA ou appel d'offres) et lancer la rédaction du cahier des charges dès l'automne.

Kollder accompagne les SDIS dans leur préparation 2027

Kollder est une entreprise française spécialisée dans l'équipement de refroidissement d'urgence. Nous proposons des démonstrations terrain avec vos équipes et fournissons les éléments techniques utiles à la rédaction de votre CCTP.

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Pour aller plus loin

Sources

Kollder est la baignoire de refroidissement d'urgence stable, entièrement pliable, conçue pour accueillir 2 personnes à la fois.

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